JE SUIS, DONC JE PENSE
« De
toutes les sciences dont l’homme peut et doit se servir, celle de faire le moins
de mal et le plus de bien possible, est vraisemblablement la principale.
»
Léon Tolstoï
« De
toutes les sciences dont l’homme peut et doit se servir, celle de faire le moins
de mal et le plus de bien possible, est vraisemblablement la principale.
»
Léon Tolstoï
EXPOS
Tant pis pour les absents !
Lorsque 10 ados de l’association Antigone se transforment en commissaires d’exposition…
Une salle de classe improvisée, non loin des Chartrons, fréquentée au quotidien par des jeunes déscolarisés… Inhospitalier pour des artistes ? Et pourtant, sur les murs et bureaux, aux balcons et plafonds, trônent des œuvres contemporaines, réquisitionnées par l’équipe des 10xcurators, apprenti chefs des opérations. A la base, un projet basé sur des œuvres du Frac-Aquitaine, découvertes avec Nadia, prof d’arts plastiques. Et à l’arrivée, 5 pièces sélectionnées, sur le thème de l’absence (de l’homme, présent sous d’autres formes…), côtoyant des réalisations familières, en devenir.
Disséminés, les chaises de conférence vides du peintre Damien Mazières, l’explosion d’une citerne capté par le photographe Nicolas Descottes, l’anarchiste drapeau noir de Reena Spaulings ou le jardin intérieur de Michel Blazy, mêlés aux oiseaux moulés de Chantal Russell, au décou-pirouette d’Olivier Caban ou aux dessins de Laurent Demailly, jeune dessinateur autiste de 14 ans. La culture, assurément…W.D.N.
Tant pis pour les absents, jusqu’au 18 mai, Association Antigone, 65 rue Pomme d’or.
Tel : 05.57.87.26.82.
ART. –Riche en évènements culturels, le quartier des Chartrons organise des expos tous azimuts pour un joli mai des arts
Le circuit des expos
| :Isabelle Camus |
![]() |
Si
la création artistique n’est pas l’apanage d’un seul secteur à
Bordeaux, on peut tout de même constater qu’elle s’exprime
généreusement aux Chartrons. Difficile, en effet, de faire le compte
exact de toutes les galeries qui y ont fleuri de part et d’autre, et
encore plus d’en relayer intégralement l’actualité permanente.
Ce
mois de mai pourrait être l’occasion d’y remédier en donnant une
visibilité au plus grand nombre, une quantité impressionnante de
vernissages et d’expositions y étant programmée, dans le même laps de
temps, autour d’un véritable circuit artistique. Premier lieu
d’expression créative aux portes du quartier, le musée d’art
contemporain du CAPC et son programme d’expositions et de rendez-vous
autour de l’histoire de l’art, de la musique, de la danse contemporaine
ou de l’architecture ne sont plus à présenter.
Mais
exister, se faire connaître et durer, est bien plus ardu pour des
structures qui ne jouissent ni des mêmes moyens, ni de la même
renommée. Qu’à cela ne tienne, dans l’application de l’adage énonçant
que l’union fait la force, onze galeries d’art et lieux d’exposition
ont décidé de se regrouper pour aboutir à un parcours indépendant de
galeries d’art des Chartrons. C’est la deuxième édition.
Diversité.
Pendant 4 jours de visite, d’accueil et d’échanges artistiques
résolument ouverts sur l’expression contemporaine, l’association Art
Chartrons (1) offre de faire découvrir la diversité de ses propositions
artistiques à travers un parcours commun de vernissages simultanés dans
des lieux aussi divers que la galerie Adama, la galerie Suty, la
galerie MLS ou la galerie C. Dubourg.
« Onze galeries et lieux d’exposition se regroupent pour un parcours indépendant de galeries d’art des Chartrons »
Participent
également des lieux d’échanges et de convivialité tels que le
restaurant Le Selenite, des lieux alternatifs comme le Hangar en bois,
Annexe et L’Appart 113, de nouveaux lieux de partage comme, La salle à
manger des Chartrons, La rose des sables ou encore Antigone,
association de lutte contre l’échec scolaire qui expose des ?uvres du
Frac Aquitaine et des ?uvres communes d’élèves et d’artistes.
Découvrir
ou redécouvrir ces lieux où les expositions se distinguent les unes des
autres, offrir au grand public un parcours initiateur riche de
rencontres qui mêle artistes, agents, maisons d’édition et galeristes
sera ouvert à tous, gratuitement, les 15, 16 et 17 mai. Une conférence
suivie d’une vente aux enchères clôturera la programmation le dimanche
18 mai.
Dans
le même temps, d’autres lieux comme la galerie Olala (2) au sein du
Faubourg des Arts, la galerie i. d 109, rue Notre-Dame, l’Atelier
Dartois, rue Tourat, ou encore la toute récente galerie L’Art pluriel,
cours du Médoc, développeront leur propre programmation pour un mois de
mai plus que jamais joli, à mi-chemin entre printemps et été et qui
promet d’en mettre plein les yeux.
(1)http://www.arts-chartrons.info/
(2) http://www.galerie-olala.info/
|
|
Halle des Chartrons, Soirée d’ouverture / 12€ 21h00 : Uri Caine Uri Caine Piano solo Peter Evans quartet Peter Evans trompette / Tom Blancarte contrebasse / Brandon Seabrook guitare / Kevin Shea batterie Bertrand Noël, Rasul Siddik, Jonathan Avishaï Bertrand Noëlbatterie / Rasul Siddik trompette / Jonathan Avishaï piano
00H00
« After » Chazam et DJ Peak Nick
/ 3€
|
||||||
COURS PORTAL. –Christine Molines dirige la boutique de jouets Coline in ze
Corner, menacée suite à un litige. Histoire
Coline en péril
|
:Isabelle Castéra |
|
|
du cours
Saint-Louis. En 2006, elle quitte ce petit coin de rue mal desservi, pour
s’installer quelques mètres plus loin, cours Portal. Et là ?
« J’avais un
contrat sous forme de bail commercial avec le propriétaire, pour une période de
neuf ans avec tacite reconduction, commente Christine, avec possibilité de
renoncer au bail au bout de trois, six ou neuf ans. La boutique n’a pas marché
cours Saint-Louis, pas assez commerçant. J’étais en déficit. Alors, j’ai trouvé
un local, cours Portal et j’ai dénoncé mon bail au terme des trois ans légaux,
en 2006. Six mois avant, j’avertis le propriétaire de mon intention de partir,
par lettre recommandée avec accusé de réception. Le délai était légal, la forme
aussi, enfin il me semblait. »
Un bail mal
dénoncé.
Après deux années d’installation difficile, cours Saint-Louis, Christine
Molines s’installe sur un site très commerçant et la clientèle ne tarde pas à
suivre. « N’empêche, explique-t-elle, compte tenu du déficit antérieur,
j’arrivais à peine à tenir la tête hors de l’eau. Pendant dix mois, comme le
veut la loi, j’ai continué à payer le loyer du cours Saint-Louis, en plus du
nouveau, cours Portal. Je n’ai jamais triché. »
« Christine Molines est
contrainte de payer le loyer d’un local commercial, vide depuis deux ans, dont
elle n’a plus les clés »
Pourtant, l’avocat
de la société propriétaire du local du cours Saint-Louis, SCI du 8, contacte
Christine pour l’informer que le bail commercial a été mal dénoncé. Qu’elle
n’aurait pas dû le dénoncer par lettre recommandée, mais par huissier.
« Je ne le savais
pas, admet Christine Molines. Faute de forme certes. Du coup, on nous demande de
payer les loyers de Saint-Louis jusqu’en août 2008. Entre temps, j’avais aussi
contacté un huissier qui avait convié le responsable de la SCI à une remise des
clés du local. Bonne et due forme. Il n’est pas venu. »
Aujourd’hui,
Christine Molines est contrainte de payer le loyer d’un local commercial, vide
depuis deux ans, dont elle n’a plus les clés. Le propriétaire en raison d’une
erreur de forme (envoi d’une lettre recommandée avec accusé de réception au
lieu d’une convocation d’huissier) a choisi de prolonger le bail de trois ans
de plus. « J’y arrive plus, assure Christine. Mon entreprise tient sur un fil.
Avec tous ces frais en plus, je suis en train de couler. Coline est menacée de
dépôt de bilan. Si je ne peux financer le stock, je meurs. »
« Dommage d’en
arriver là ». Joël Aunos, gérant de la SCI du cours Saint-Louis, ne veut pas
parler de ce dossier. « Dommage d’en arriver là, déplore-t-il, nous aurions pu
nous arranger autrement », lâche-t-il, lapidaire.
Coline in ze
corner a lancé une pétition dans le quartier, afin de sauver sa peau. Christine
parle « d’abus de confiance ». « Quoi qu’il en soit, ma trésorerie s’effondre.
J’ai l’impression d’être au coeur d’une vieille histoire, le pot de fer contre
le pot de terre. J’ai tout donné dans mon entreprise et je suis assignée en
justice pour une faute de procédure banale et sans conséquence ? ».
Sud Ouest Bordeaux du 06/05/2008
LA BD DE LA SEMAINE : L’IRLANDAISE
Jacques Pavot et Gilles Pascal se connaissent depuis plus de 20 ans. Tandis que l’un, attaché territorial au service de la promotion de la santé du CCAS de Lormont, écrit, l’autre, professeur d’Arts appliqués au lycée des Menuts, dessine. Quand Jacques a des idées, Gilles les met en images, ce qui débouche, depuis 1987, sur une collaboration exclusive au service de dessins d’humeur ou de presse pour des journaux ou fanzines locaux, tels que ” D’une rive à l’autre “, ” le Journal du fleuve ” ou ” L’esprit des lois “. La réalisation de sketchs radiophoniques pour Radio Côte d’Argent avec Jean-Michel Plantey, la
scénarisation d’une chanson
pour un clip du groupe bordelais Tribal Jam et l’écriture de plusieurs romans
et nouvelles toujours dans les placards,
complètent le parcours de Jacques Pavot. Or, si les 2 amis exercent un métier à
plein temps, leur hobby passionnel vient de passer à la vitesse supérieure,
puisque depuis le 1er novembre 2007, leur 1er album de bande dessinée, ”
L’Irlandaise “, siège en librairie, entre Blueberry et Corto Maltese.
Editée aux Editions du Point d’exclamation, créées par Bruno Letort,
compositeur, producteur-animateur de l’émission Tapage Nocturne sur France
Musique et responsable du label Signatures de Radio-France / Harmonia Mundi,
leur BD, western ambiance Deadwood sur
fond de guerre de sécession, enrichit un catalogue pluridisciplinaire où se
mêlent musique, opéra et cinéma. Les aventures d’Eva O’Connell, personnage
féminin au caractère bien trempé, dans un monde qui ne fait pas de cadeaux, se
mêlent à l’exploit de ses auteurs qui ont su émerger d’une production
pléthorique. Premier volume d’une trilogie, le second tome des péripéties d’une
héroïne qui mérite de se faire un nom est déjà sur le feu. A suivre…
: Isabelle Camus
QUELQUES
IMAGES DE CE GIGANTESQUE « MARCHÉ À TOUT » OÙ L’ON TROUVE DU LAID
COMME DU BEAU, DU CHEAP COMME DU CHER, DU MANUFACTURÉ COMME DU PIÈCE UNIQUE, DE
L’UTILE COMME DU FUTILE, DU LOCAL COMME DU MONDIAL…
C’ÉTAIT AU SALON DE L’ENVIRONNEMENT, TOUT AU FOND DE LA FOIRE INTERNATIONALE,
QUELQUES CHEFS D’ŒUVRE DES COMPAGNONS DU DEVOIR ET STAND DE DESIGN AUX
MATÉRIAUX ÉCOLO RIGOLO COMME LA LAINE DE MOUTON ET LE CARTON